A moi, l'histoire d'une de mes folies...

19 juin 2008

J'ai eu ce que j'ai voulu même si j'ai pas voulu ce que j'ai eu.

Et elle me prend, me lancine, corps à corps ascendant jusqu'à me monter la tête, descendant jusqu'à prendre racine, ne dandine, ne trépigne, ne jubile ni à quelque chose ne rime. Pourvu qu'on plane, qu'on aspire, qu'on espère, qu'on se rétame et qu'on souffre. Que les vieux démons hasardeux obéissent à la loi du désordre, se propagent en furie sous une peau aigrie, qu'ils me plantent, m'aspirent et m'inspirent les sentiments les plus odieux qui existent.

Et elle m'emporte, me transporte, me ferme des portes et me crache à la gueule. Et je m'emporte, me transpose, me ferme aux autres et me crash toute seule. Epaules frêles, esprit faible, main tendue, non retenue. Toute la subtilité de cette complexité repose en une infinités d'erreurs passées, non réparées, et gravées à jamais. Le spectre de celle que je ne serais jamais me hante, me nargue et me rappelle que je suis tout ce que je déteste, que je ne serais jamais qu'une fille qui se gâche, rabache et se cache.

Et elle me Pollockise, de sa noirceur jetée de plein fouet sur mon âme bafouée, tâchée, qui se Mondrianise en âme noire sur corps noir, en monochrome
de désespoir.

Elle est la tyrannie du Yin sur le Yang. Le despotisme de mon côté obscur.


shield













Mike Stilkey

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26 mai 2008

Ghost.

Je me présente : Pessimiste, défaitiste, fataliste, et autres adjectifs négatifs en -iste.
Mon prénom est Desespérance, j'habite en plein centre de l'Angoisse et je suis déjà morte.

dessin pas forcément très au point mais l'idée est là...
cemetary

Ma vie fut écrite par un Nègre pour cause d'état léthargique et par manque d'initiative. Il m'a filé une dégaine de sauterelle désarticulée, les cheveux d'un ange déchu, les yeux d'un hippie junky des 70s et les seins de Jane Birkin.
Passé cette description physique alléchante, il s'empressa de barricader mon esprit par ce qu'on appelle la Timidité, mais pas la gentille timidité que tout le monde ressent un jour ou l'autre, non, la timidité qui fera de moi un cas social. Ajoutez à cela une pincée de discrétion, un zeste d'asocialité, un filet d'humour douteux, relevez le tout avec un peu de misanthropie fraîchement cueuillie, cuisez le tout dans une marmite de solitude et c'est l'évolution d'un écrivain sous-traitant en grand chef cuisinier digne de Mc Donalds.

Le goût s'avèrant trop amer il décida d'ajouter un ingrédient précieux, telle la truffe sur des pâtes trop cuites ou encore le caviar sur un blini made in Aldi. Cet élèment s'appelle une passion, chose que, j'ose espérer, chacun d'entre nous possède. Rien de transcendant, quelque peu banale, cette fameuse passion consiste à dépuceler un support vierge, en faisant des trucs qui ressemblent à des trucs, on appelle cette action dessiner. La trame s'esquissa alors, j'étais enfin "douée" en quelque chose (réservons le terme "don" à des personnes de l'acabit de Leonard de Vinci). Ni une, ni deux, l'écrivain maladroit m'embarqua dans un merdier pas possible : vivre de ma passion. Me réjouir ou mourir, telle est la question. Faire de sa passion sa vie : suicide prémédité pour certains, chance absolue pour d'autres, inutile de préciser que je fais partie de la première catégorie.

La truffe devint Amanite tue-mouches, ce qui était censé me revigorer par sa gloire se transforma en poison mortel. De l'alchimie que je n'ai pas su maitriser et qui s'est inversée, pour se renverser sur moi. Les raisons ? Se battre, se faire refouler et ne plus avoir la force. L'avenir incertain tout comme le talent. Mon ghostwriter a pris congé à ce moment-là, ne sachant plus quoi inventer pour me faire avancer. Désormais je ne vis plus, je ne sais même pas si j'ai déjà réellement vécu. Mon esprit erre en attendant de ressuciter mon corps, de réssuciter mon histoire, de réssuciter l'espoir. Il m'a légué ses outils de travail, la feuille devant moi, le stylo en main, je ne sais par où continuer...

Il m'a tuée en trois points de suspension...

Evolution

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14 mai 2008

Construction - Autodestruction - Reconstruction ?

Je ne suis qu'un vulgaire brouillon inachevé sur un morceau de papier chiffoné.
Heurtée par le Néant, je m'abdique.
Dans l'attente d'une force créatrice susceptible de reprendre le flambeau et de mener à bien mon existence qui me semble de plus en plus distante et vide de sens.

Je ne demande qu'à effacer l'indélébile, autant partir en quête du Graal.

Bowie

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05 mai 2008

You are a fugitive but you don't know what you're running away from...

Je ne sais quel crime j'ai bien pu commettre pour en arriver à fuir ma propre vie, mon soi-disant destin tout tracé ainsi que les êtres qui m'accompagnent. La crainte de mon prédateur le plus perfide, à savoir cette notion qui nous fait vivre, évoluer et mourir n'y est certainement pas innocente. Le temps nous fait et nous défait sans qu'on ne s'en rende compte au jour le jour...demain, hier et aujourd'hui ont pour moi tous la même saveur, une saveur indicible à la fois amer et sucrée mais tellement habituelle que le goût ne semble plus.

Je tente de me dépétrer de cette routine en fuyant d'un traître pas, en laissant tomber certaines âmes adorées qui n'ont pas le même rythme. Mais fuir où ? Pourquoi ? Serais-je le seul être sur cette terre capable de défier notre ennemi commun ? Evidemment que non, mais je ne veux pas d'un destin écrit à l'avance, je veux pouvoir écrire mon propre scénario, celui de mes rêves. De même que je ne veux pas vivre au crochet des gens. On m'a toujours décrit comme "sauvage", j'ai beau le nier, ils ont pourtant raison. L'amour me rend amer, comme un légume qu'un enfant refuserais de manger parce qu'il lui paraît hostile à première vue.

Les amoureux transits; parfois transitoires me font sourire, j'éprouve du bonheur pour eux mais serais-je capable d'être dompter par ce sentiment ?
J'en viens à me demander s'il est possible que l'on puisse être amoureux d'une personne comme moi...Le mariage, les enfants, la vie de famille, tout cela est semblable à un conte de fée réservé à autrui. Je ne suis pas faites pour ça...du moins je ne pense pas que ce soit cela qui me rende véritablement heureuse. Je suis immature, je veux croire que je pourrais réaliser ce dont gosse je rêvais, après tout, où est le mal ?

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Le mal il est dans le fait que je suis déjà ailleurs dans mon esprit et pourtant bien parmis mes proches physiquement, c'est un reproche qu'on me fait souvent.
Je ne sais pas où je dois aller, j'empreinte certainement le mauvais chemin mais
je me dis qu'il n'y a pas forcément un seul chemin ou qu'il n'y a tout simplement pas de route à suivre. On erre tous à droite à gauche, en haut, en bas. Puis on rencontre des gens que l'on accompagne là-bas, d'autres qui préfèrent nous semer, on se courre après, se marche dessus, s'enlace, tourne dans une valse incessante...jusqu'au jour où on cogne le mur, serait-ce le début de la fin ?

Au final ça me fait le même effet que lorsque je m'aventure seule dans les rues de Lille, en sortant du métro il m'arrive de ne pas savoir à l'avance où je vais pouvoir traîner alors j'empreinte une rue connue puis peu à peu je m'esquinte les pieds à errer à travers la ville dans des endroits encore étrangers...
je trace à une allure folle devant les gens, les fuis du regard comme si je savais très bien où j'allais pour me retrouver, quelques heures plus tard, au point de départ. Il est temps de partir.
A chaque fois que je rentre chez moi un sentiment de déception s'installe, je ne fais que passer le temps...grave erreur pour quelqu'un qui pense pouvoir l'utiliser à bon escient.

Je comprend pourquoi je ne pense qu'à m'évader, je me cherche encore.
Histoire d'une complexité humaine.

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04 mai 2008

Un jour je saurais me présenter...

La grande philosophe du XXIème siècle que je suis vous informe qu'on ne dit pas qui on est, on le laisse deviner.
Libre à chacun de se prêter au jeu.
Ou pas.

Gloire à vous !

Amen.
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